La
première
image
de
l’île
que
l’on
découvre
dans
ses
rues,
ce
sont
ses
peintres.
Loin
du
folklore,
direz-vous.
Point
du
tout !
Ils
sont
l’une
des
expressions
essentielles
de
la
culture
haïtienne.
Peintres
passionnés
et
naïfs,
les
tableaux
éclatent
d’une
vie
et
d’une
sorte
de
grouillement
qui
caractérisent
les
rues,
les
marchés,
les
carnavals
ou
les
enterrements,
et
les
fêtes.
La
vie
est
ainsi
faite.
Les
danses
sont
brûlantes,
souvent
sensuelles.
Elles
conduisent
parfois
les
artistes
jusqu’à
la
transe.
Elle
peut
foudroyer
au
sol
le
danseur
le
plus
actif.
On
fait
mal
la
différence
entre
le
sacré
et
le
profane.
Les
danses
qui
miment
ces
cérémonies
ont
l’aspect
d’une
chorégraphie
chargée
de
sous-entendus.
Ce
sont,
le
plus
souvent,
les
danseuses
qui
ont
des
démêlés
avec
les
esprits,
les
hommes
se
contentant
de
crier
ou
d’applaudir.
Dans
le
fracas
des
percussions
qui
accélèrent
le
rythme,
lorsque
tout
s’enflamme,
danseurs
et
spectateurs
semblent
un
peu
dépassés
par
ces
élans.
Mais
il
y
a
aussi
des
danses
plus
calmes,
dont
certaines
au
fort
accent
français,
qui
font
partie
de
la
fête.
Poétiques
et
plus
sereines,
elles
mettent
en
valeur
la
beauté
certaine
des
artistes
et
la
vibration
incontournable
des
rythmes
dans
un
espace
surchauffé.
On
est
alors
dans
la
perle
des
Antilles,
l’île
des
peintres,
de
la
fête
et
du
vaudou
qui
font
oublier
tout
le
reste :
la
chaleur,
les
sauces
pimentées
et
la
pauvreté
d’un
peuple
à
qui
il
ne
reste
que
la
fête
pour
oublier.
Ici
on
ne
sait
jamais
s’il
faut
rire
ou
pleurer.
Les
Haïtiens
ont
choisi
la
première
solution.
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