A
l’est
de
l’Oural,
au
sud
des
grandes
steppes,
commence
l’Asie
des
montagnes
dont
le
centre
est
le
massif
du
Pamir
et
le
point
culminant
le
mont
Communiste
à
7
500
mètres
d’altitude.
Les
Russes
appellent
cette
région
la
« Suisse
soviétique » :
c’est
la
Kirghizie
dont
la
capitale
est
Frounze.
Mais
le
pays
se
divise
en
vallées
profondément
entaillées,
drainant
des
fleuves
qui
les
rendent
fertiles
en
les
creusant
au
point
de
produire
des
légumes,
du
bois,
du
riz
ou
du
coton
et
d’y
permettre
l’élevage.
Le
peuple,
venu
probablement
de
Turquie,
est
un
des
plus
anciens
de
cette
Asie
centrale.
Son
écriture
apparaît
sur
des
stèles
du
VIIIème
siècle
et
les
plus
anciens
écrits
chinois
notent
son
existence.
Redoutables
guerriers
et
cavaliers,
ils
parcourent
les
plaines
centrales,
les
uns
filant
vers
le
nord,
les
autres
retrouvant
au
terme
de
leurs
incursions,
leur
place
habituelle
abritée
au
pied
des
gigantesques
sommets
qui
servent
de
conservatoire
à
leurs
traditions
séculaires.
Puis
viendra
le
temps
des
invasions
successives
au
cours
desquelles
les
Slaves
finiront
par
imposer
leurs
lois,
aidés
par
les
Cosaques
toujours
prêts
à
en
découdre
au
nom
des
tsars.
Cette
autorité,
les
Kirghizes,
fiers
et
rudes
soldats,
ne
l’apprécièrent
que
peu
et
entrèrent
en
rébellion.
Les
costumes
sont
d’une
rare
somptuosité,
riches
de
soies
et
de
fourrures
aux
couleurs
contrastées,
en
accord
avec
un
pays
qui
est
un
jeu
permanent
de
couleurs.
Les
instruments
de
l’orchestre
sont
des
balalaïkas
aux
formes
étranges,
des
percussions,
des
flûtes
dont
les
formes
sont
à
peu
près
inconnues
ailleurs.
Les
danses
sont
d’une
grande
poésie,
pleines
de
courtoisie
délicate
comme
il
convient
à
un
pays
de
vieille
civilisation.
Photos du Festival : Cliquez sur les photos pour les agrandir