BOLIVIE

Ballet Folklorique National 

Pays des Indiens Aymaras, province de l'empire des Incas, la Bolivie devient colonie espagnole après la conquête de Pizarro et gagne son indépendance en 1825. C'est le seul pays d'Amérique du sud qui n'a pas d'accès à la mer. Cet enchevêtrement de régions est encore souligné par les origines de ce peuple : aux Aymaras, aux descendants des Incas, s'ajoutent les métis et les blancs descendants des conquérants espagnols.

Dans certains villages de Bolivie, à l'occasion de la fête Dieu, des hommes se parent du plumage du condor et s'approprient ainsi sa force mythique. Dans les communautés indiennes, la « Pachamama », la terre mère est considérée comme un être vivant auquel il convient de faire des cadeaux pour s'attirer ses bonnes grâces.

 Sur le plan de la culture musicale, la carapace du tatou s'est faite instrument de musique, les flûtes s'essoufflent à contre-temps, les tambours battent funestement. Sentimentales, pudiques ou revendicatives, les chansons dressent la chronique des hommes. Elles tentent de donner une forme à leur destin. Quand aux danses, elles offrent un double spectacle. Une violence qui reflète les conditions de vie toujours dures d'une population prise entre la foi catholique héritée des espagnols, et les multiples recours à des saints de passage, et une douceur qui souligne que rien n'est désespéré, que la poésie peut survivre, que l'amour est une source de réconfort pour les danseurs et musiciens de Bolivie.

Photos du Festival 2003