KAMCHATKA
Ensemble
Folklorique
National
« MENGO »
Ce
pays
étrange
bâti
sur
la
glace
semble
« pendu »
au
bout
de
la
Sibérie
sur
les
cartes
de
géographie,
entre
la
mer
d'Okhotsk
et
la
mer
de
Béring.
Dans
ce
royaume
de
la
steppe
et
de
la
glace
se
joue
pourtant
une
partie
décisive
du
jeu
politique.
En
face
de
l'Amérique,
les
volcans
du
Kamtchatka
surveillent
un
océan
stratégique.
En
Extrême-Orient,
l'ultime
frontière
russe
est
balafrée
par
deux
chaînes
de
montagnes
volcaniques
dont
l'activité
est
permanente.
Les
habitants
indigènes
du
Kamtchatka
sont
des
pêcheurs
(saumon,
phoque,
baleine
blanche),
organisés
en
clans
matrilinéaires,
chamanistes
(culte
des
forces
de
la
nature).
Ils
commencent
à
s'ouvrir
à
l'élevage
du
renne.
Parmi ces peuples, les Koriaks, les habitants du nord du Kamtchatka qui composent l'Ensemble folklorique national « Mengo », ont fondé de nouveaux campements authentiques et sans rapport avec le mode de vie que l'on a essayé de leur imposer lors de la période soviétique.
« Mengo »
fait
revivre
les
fêtes
d'autrefois.
Les
jeunes
filles
portent
des
robes
aux
motifs
mandchous,
mais
cousues
dans
de
la
peau
de
poisson.
Par
la
danse,
les
jeunes
renouent
avec
une
mémoire.
Les
danseurs
imitent
la
nature.
Leurs
danses
célèbrent
la
vie :
l'attaque
d'un
ours,
la
chasse
à
la
baleine,
la
naissance
d'un
enfant,
la
beauté
de
l'amour
et
de
la
toundra,
en
particulier
dans
la
danse
du
« gaga »,
l'oiseau
sacré
qui
plongea
dans
la
mer
et
en
ramena
la
terre.
Ces danses, comme des prières, sont régies par des codes symboliques. Les danseurs vêtus d'un manteau ou d'une robe en peau de renne et chaussés des « torbosa », bottes traditionnelles avec des semelles de phoque, évoluent au rythme des tambours. Parfois un accordéon jette un pont entre la tradition et un début de modernité.
Juchés sur l'arrondi du pôle nord, les Koryaks communiquent toujours par la danse et la musique avec les esprits. Pendant ce temps, les rennes vénérés par les hommes, recherchent inlassablement leurs lichens et leurs mousses sous la neige. Sur cette terre, l'humanité est rude et la foi des chamans aide les hommes à poursuivre leur long chemin sous la neige.